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C’est tellement important que l’on s’en rend compte quand on est mort !

Le  14 novembre dernier, des actifs immatériels appartenant aux sociétés Matelsom et Heuliez ont été mis aux enchères.

Pour mémoire, ces deux sociétés connaissent bien la situation de faillite, l’une pour reprendre des sociétés en liquidation comme la « mythique » Camif à Niort, l’autre pour être passée prêt du gouffre en 2010. Le même phénomène avait concerné les actifs immatériels de la société Vogica, elle-même conduite vers un funeste destin.

 

C’est la nouvelle tendance dans les tribunaux de commerce : la grande braderie des actifs immatériels. Tout est à vendre : marques, fichiers commerciaux, brevets, savoir-faire,… c’est beau de se rendre compte de la valeur de son patrimoine immatériel mais c’est tellement trop tard!

 

Chaque entreprise devrait réaliser un inventaire tournant de ses actifs immatériels ; cette procédure très classique pour les stocks physiques est inexistante pour la plupart des actifs immatériels. Sans aller jusqu’à un systématisme poussé, beaucoup d’entreprises n’ont aucun inventaire de leurs actifs. C’est la responsabilité de chef d’entreprise et de son secrétaire général de l’inclure dans un rapport annuel au sein d’un volet extra -financier… et aux actionnaires de l’exiger.

 

La valorisation de ces actifs vient en deuxième priorité après l’établissement de l’inventaire. Dans ce domaine, il faut être prudent ; l’important est de s’assurer que ces actifs ne dorment pas, de multiplier les contrats d’utilisation d’actifs entre filiales au sein d’un même groupe pour montrer le coût/la valeur pour l’entité qui l’utilise et le bénéfice des actifs pour celle qui les ont construits.

 

Encore un effort, prenez conscience de votre richesse avant de mourir!

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