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Choc ou Transformation : le choix historique français

Apres le choc fiscal de 30 Milliards€, voilà le choc de compétitivité de 30 Milliards€ … à chacun son choc.

A un choc de « gauche » devrait suivre un choc de « droite » ? Comme si l’économie française ne pouvait s’en sortir qu’à coup de défibrillateur ! Pour  mémoire, la première défibrillation humaine date de 1956 ; ce type de mesure est associé à deux conseils d’utilisation très stricts : le malade ne doit plus respirer avant l’administration du choc et il faut s’assurer que l’on ne se trouve pas dans une atmosphère explosive !

En ce qui concerne l’économie française, ces deux conditions ne sont pas réunies, ni pour le premier choc qui va obérer la capacité d’investissement des entreprises et investisseurs, ni pour le second qui va faire rentrer un pays choqué en déflation.

 

… Pourquoi ne pas engager une transformation fondée sur la compétitivité immatérielle ; la crise est en effet liée à un triple déficit :

 

• déficit de différenciation à l’exportation, qui a creusé en dix ans notre balance des paiements : le niveau de singularisation des produits et services français n’est pas suffisant ; l’enjeu est de constituer des avantages concurrentiels intrinsèques fondés sur la construction d’actifs immatériels (humain, organisationnel, relationnel)  non copiables. L’extension du crédit recherche en un crédit innovation fortement incitatif permettrait à court terme de relancer la machine. Il pourrait être financé (10 Milliards€) par une réduction des dépenses publiques, collectivités locales comprises. Sur le moyen terme, la maîtrise du coût du travail doit bien sûr être également engagée. Elle passe par un transfert des cotisations sociales vers les revenus.

 

• déficit public, qui a financé à crédit la croissance de la consommation depuis vingt ans (en moyenne moins de 2% de croissance, pour plus de 4 % de déficit public annuel en moyenne).  Là c’est le capital immatériel de l’Etat qu’il faut transformer : capital organisationnel d’abord, à savoir son mode de gouvernance (le mille-feuille français associe sept niveaux depuis le canton jusqu’à l’Etat, avec le cumul des mandats comme fil conducteur) ; capital relationnel ensuite, en fédérant tous les dispositifs et réseaux tournés vers l’export et le financement de l’entreprise ; capital humain ensuite, en investissant massivement sur l’éducation tout au long de la vie (60 h de formation par an et par salarié, versus 80 h en moyenne dans l’OCDE)

 

• déficit de confiance collective enfin : les français doutent du progrès comme facteur d’amélioration de la société : gaz de schiste, OGM, nucléaire, …  Interdire toute recherche demeure la politique de précaution privilégiée, au risque de rester dans l’ignorance, et de subir le jeu des lobbies. Pour mémoire, le déficit extérieur de la France est de 69 Milliards € soit l’équivalent des importations énergétiques du pays. La confiance comme premier actif immatériel d’un pays …

 

La Transformation dans la durée – meilleure que le « choc au carré » – … c’est maintenant !

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