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Confiance, un actif trop immatériel pour être laissé de côté en période de crise

L’actualité illustre en ce moment dans le domaine politique, économique et au sein de chaque entreprise ce qu’est la confiance et le rôle des dirigeants en période de doute.

Quelle est la situation ? La crise économique s’accroit avec le cinquième trimestre à croissance nulle, préparons nous d’ailleurs à enchainer cette performance pendant encore quelques trimestres.

 

Le doute est là, il s’installe et met à mal la résilience individuelle d’abord, collective ensuite.

 

Deux événements apparaissent alors. D’une part, la créativité des acteurs économiques disparaît et on se repli sur les schémas classiques; or la créativité est la source de croissance essentielle dans nos économies matures où le besoin de premier niveau est largement satisfait que ce soit sur les marchés B2B ou B2C. D’autre part, les dispersions de performance s’accroissent entre les acteurs économiques, entrainant une demande de plus grande égalité, les efforts des plus entreprenants étant donc appelé à financer la collectivité.

 

Quand l’hiver vient, il est normal et tout simplement humain de se replier avec ses proches et de faire preuve de solidarité. C’est l’essence même de toute communauté humaine. Ceci ne redonne pas la confiance mais maintient en l’état le temps que le printemps revienne ! La question se pose en ces termes: comment ne pas émousser la confiance de ceux qui en ont encore ? Comment partager cette confiance avec ceux qui l’ont perdue?

 

Sous l’angle des actifs immatériels (cf. les 4 types d’actifs immatériels, livre page 65) , il s’agit de conjuguer les actifs individuels (les personnalités, les talents et savoir-faire particuliers, les hommes clés ) et les actifs collectifs (les réseaux et interconnexions, l’énergie collective, la solidarité …). Les deux s’alimentent comme « chicken and eggs », que ce soit au niveau macro-économique (les entreprises innovantes vs le reste de l’économie) ou au niveau micro-économique (les personnes les plus innovantes vs le reste de l’entreprise).

 

Stigmatiser les individualités entreprenantes en période de crise est facile, on peut leur demander un peu plus économiquement mais il ne faut pas oublier la dette immatérielle de la collectivité à leur encontre.

 

Le plus beau feu ne prend que par les étincelles initiales qui l’ont déclenché.

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