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Fleuron national

La guerre médiatique autour d’Alstom a remis au gout du jour la notion de fleuron national, un vocable sorti droit des années 60, époque pendant laquelle l’Etat était à la manœuvre pour structurer les politiques industrielles et façonner le paysage des grandes entreprises. Le fleuron national est devenu en 2014 la transposition de ce que représentait l’Alsace Lorraine pendant la troisième république : avant Alstom, c’était récemment Lafarge  et peu avant Rhodia, Usinor, Pechiney, voire dans une certaine mesure Peugeot, qui sont passés sous pavillon étranger, souvent sous couvert « d’alliance entre égaux ».

 

Il est vrai que la France se vit par la « grandeur », par les « grandes » entreprises. Tous les « grands » du CAC 40 sont essentiels au fonctionnement de l’économie et sont donc des actifs immatériels à forte externalité : présence de siège sociaux sur le territoire entrainant la présence de centres de recherche, le développement de prestations intellectuelles  (juriste, conseil, communication..), les synergies avec le système d’enseignement et de recherche ; lancement de grands projets initiant une spirale vertueuse auprès des concepteurs de 2eme rang et des sous-traitants…

 

La mondialisation a bouleversé la notion de fleuron national : la France représente moins de 20% de l’activité de ces grands groupes, leurs actionnaires sont à plus de 50% issus d’investisseurs répartis dans les 4 coins du monde ; moins de 50% des effectifs sont présents en France, les directions générales s’implantent en Asie, comme celle de Schneider Electric, zone qui concentrera 80% de la croissance de l’économie mondiale. C’est un mouvement inéluctable : il faut bien sur préserver les atouts compétitifs de la France après des grands groupes internationaux (infrastructure, créativité et productivité de la main d’œuvre, qualité de vie,..).

 

Mais l’enjeu le plus important est de faire prospérer les futurs grands groupes ; comment ? En développant de nouveaux immatériels actifs visant :

 

  1. A développer le capital humain (entrepreneurship, prise de risque,..)
  2. A structurer le capital organisationnel nécessaires à l’accélération des effets de taille (suppression des seuls sociaux, règles non confiscatoires sur la rentabilité du capital, ouverture des marchés publics aux plus « petits » et au « mieux disant », ..)
  3. A favoriser la constitution du capital relationnel des moyennes entreprises (soutien dans le voyages présidentiels ou les « grands » patrons sont surreprésentés ; diplomatie économique active, possibilité d’amortissement des investissements immatériels pour la constitution des réseaux,…).

 

L’Alsace Lorraine d’aujourd’hui ne doit pas être la nostalgie d’une époque révolue mais la projection vers la constitution en France de Kindled Company : des entreprises qui brillent par leur personnalité et leur audace, qui consume la concurrence par leurs avantages concurrentiels immatériels, qui donne le feu sacré à leur équipe….https://www.kea-partners.com//film-actifs-immateriels

Posté par lesimmaterielsactifs.com
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