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Industrie de la connaissance : regarder vers l’Allemagne ou les Etats -Unis ?

Comme dans beaucoup d’études internationales, la France est à la croisée des chemins. Classée 23 eme pour l’innovation par le World Economic Forum, loin derrière les Etats-Unis ou l’Allemagne, la France doit dans ce domaine (encore) se réformer, et donc faire des choix.

 

La principale variable de croissance (ou de non-croissance) pour la France est la faiblesse de l’investissement. Au global , la France investit 25 % de sa valeur ajoutée (source étude OCDE 2013), répartie entre les investissements matériels (13 %), et les investissements immatériels (12 %); ceux-ci viennent à parts égales des trois secteurs de la « nouvelle » industrie de la connaissance : a) le numérique; b) l’innovation (recherche, ingénierie, design); c) le développement des capacités (conseil, études, formation, publicité).

 

Pour la France, c’est une position intermédiaire; elle investit 1 point de moins que l’Allemagne en investissement matériel, et 2 points de moins que les Etats-Unis en investissement immatériel, même si son niveau d’investissement total est supérieur aux deux autres économies (2 points). La France dépense donc plus, mais avec un mix « au milieu du gué », et pour moins de résultats. Cruel dilemme !

 

Ce sujet de « policy-mix » n’a pas été abordé par les travaux de la nouvelle commission innovation 2030 présidée par Anne Lauvergeon. Par rapport aux Etats-Unis, outre le traditionnel décalage de 1 point de PIB concernant la recherche, il nous manque 1 point sur la partie non-technologique, c’est à dire un déficit d’investissement dans le troisième segment de l’industrie de la connaissance, le développement des capacités (« capabilities ») de nos entreprises. Un point à regarder alors que la période de travail sur les budgets 2014 démarre.

 

Bonne rentrée.

Posté par lesimmaterielsactifs.com
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